Cabinet médical

Site web pour médecin : ce que les patients vérifient avant d’appeler

Avant de prendre rendez-vous, le patient vérifie la spécialité, le parcours, les actes et l’accès — de plus en plus via les assistants IA. Les huit réponses qu’un site médical doit donner, dans le respect de la déontologie.

A doctor’s coat and stethoscope, in black and white

· 4 min

En bref

Le site d’un médecin a une seule mission : répondre, calmement et précisément, aux questions qu’un patient se pose avant d’appeler — qui vous êtes, ce que vous soignez, comment, où et quand il peut vous consulter. Il doit rester informatif et non promotionnel, respecter la déontologie de votre Ordre, et être structuré pour que Google Maps et les assistants IA décrivent correctement votre cabinet.

À retenir
  • Le patient décide sur des faits : spécialité, parcours, actes, langues, adresse, horaires et prise de rendez-vous.
  • L’information est permise, la publicité ne l’est pas : promesses de résultat, comparaisons et témoignages de patients sont en général proscrits.
  • Un nom, une adresse et un téléphone identiques partout, plus des données médicales schema.org, permettent aux assistants IA de vous décrire correctement.
  • La sobriété est une qualité : un site médical gagne la confiance autant par ce qu’il ne dit pas.
Sommaire
  1. Les huit points que vérifie le patient
  2. Informer sans faire de publicité : la ligne déontologique
  3. Comment Google Maps et les assistants IA décrivent votre cabinet
  4. Une structure qui fonctionne pour un cabinet de spécialiste
  5. Cinq erreurs que nous voyons sur les sites de médecins
  6. Les questions des lecteurs

Avant d’appeler un spécialiste, le patient fait désormais ce que ferait un confrère : il vérifie. Ce médecin est-il qualifié pour mon problème ? Pratique-t-elle l’acte dont j’ai besoin ? Puis-je accéder au cabinet, me garer, parler ma langue ? Une part croissante de ces vérifications ne se fait plus sur la page de résultats de Google, mais dans une conversation avec un assistant IA, qui répond avec un ou deux noms.

Un site médical n’est donc pas une plaquette. C’est un dossier — et le patient, comme l’assistant, le lit en cherchant des faits.

Les huit points que vérifie le patient

Informer sans faire de publicité : la ligne déontologique

La médecine n’est pas un marché comme un autre, et ses codes de déontologie le disent. En France, un décret du 22 décembre 2020 a modifié le code de déontologie médicale pour permettre aux médecins de délivrer au public une information factuelle sur leurs compétences et leur exercice, à condition qu’elle soit loyale, honnête et non commerciale. Au Maroc, la loi 131-13 relative à l’exercice de la médecine et le code de déontologie interdisent de même d’exercer la médecine comme un commerce.

Concrètement, cela exclut ce que la plupart des agences vendent par réflexe : promesses de résultat, galeries avant-après, comparaisons avec des confrères et, dans la plupart des pays, témoignages de patients. Ce qui reste — une information précise et vérifiable — est exactement ce que patients et assistants IA valorisent le plus. Vérifiez les recommandations en vigueur de votre Ordre avant de publier : les règles diffèrent d’un pays à l’autre et sont régulièrement révisées.

Comment Google Maps et les assistants IA décrivent votre cabinet

Quand quelqu’un demande à un assistant un cardiologue dans sa ville, la réponse est assemblée à partir de quelques sources : votre site, votre fiche Google Business Profile, les annuaires médicaux et les mentions dans la presse. Si ces sources se contredisent — une autre adresse, une spécialité dépassée, d’anciens horaires —, l’assistant hésite ou répète la mauvaise version.

Une structure qui fonctionne pour un cabinet de spécialiste

Pour la plupart des spécialistes, cinq pages suffisent :

Ajoutez une courte FAQ avec les questions auxquelles votre secrétariat répond dix fois par jour. Elle soulage le téléphone — et c’est précisément le format que citent les assistants IA.

Cinq erreurs que nous voyons sur les sites de médecins

Les questions des lecteurs

Un médecin a-t-il le droit d’avoir un site internet ?

Oui, en France, au Maroc et dans la plupart des pays, à condition que le contenu soit informatif et respecte le code de déontologie : une information factuelle sur les qualifications, l’exercice et l’accès, sans publicité ni promesse de résultat.

Puis-je publier des avis de patients sur mon site ?

En général, non. La plupart des Ordres considèrent les témoignages de patients comme de la publicité. Les avis laissés sur des plateformes indépendantes sont une autre affaire, mais il ne faut ni les reproduire ni les solliciter sur votre propre site. Vérifiez les recommandations en vigueur de votre Ordre.

Ai-je besoin d’un site si je suis déjà sur Doctolib ou une plateforme similaire ?

Une plateforme de réservation vous liste parmi des centaines de confrères, sur une page qu’elle contrôle. Votre propre site est le seul endroit où votre expertise, vos actes et votre approche sont présentés en entier — et la source qu’utilisent les assistants IA pour vous décrire au-delà d’un nom et d’une adresse.

Combien de temps faut-il pour créer le site d’un médecin ?

Avec vos informations prêtes — CV, actes, informations pratiques —, un site médical de cinq pages prend environ deux semaines chez The Abstract, relecture avant publication comprise.

Sources
  1. Légifrance — Décret n° 2020-1662 du 22 décembre 2020 (communication professionnelle des médecins)
  2. Conseil national de l’Ordre des médecins (France)
  3. Schema.org — Physician
  4. Schema.org — MedicalClinic
  5. Google Business Profile — Guidelines for representing your business on Google

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